Interview de Daniel Ichbiah

la saga des jeux vidéos cinquiéme édition

Aujourd’hui, nouvelle interview sur Gaming France avec à l’honneur Daniel Ichbiah ! Comme un de ses ouvrages qui se nomme La Saga Des Jeux Vidéo ressort dans sa cinquième édition, je me suis dit que c’était le bon moment pour prendre contact avec lui et bien évidemment lui proposer une interview. (On parle de cette cinquième édition ici avec l’annonce de Pix’n Love)

L’ouvrage La Saga Des Jeux Vidéo est disponible depuis le 16 décembre 2011, elle est en tête des ventes des ouvrages des jeux vidéo sur Amazon et il est toujours disponible à l’achat sur le site de Pix’n Love. (ici)

Bon après cette petite présentation, passons à l‘interview de Daniel Ichbiah car c’est bien pour cela que je fais cette article interview.

Jordan: Bonjour Daniel, je te souhaite la bienvenue sur Gaming France et merci à toi de m’accorder un peu de ton temps pour répondre à mes questions. Histoire de bien commencer, peux-tu te présenter aux lecteurs rapidement ?

Daniel: Bonjour Jordan et bonjour aux fans de Gaming France. Je suis écrivain, auteur de plusieurs best-sellers tels que Les 4 vies de Steve Jobs, Bill Gates et la saga de Microsoft mais aussi La Saga des Jeux Vidéo qui en était déjà à 12.000 exemplaires avant la sortie de la présente édition. J’ai aussi écrit des bios de Madonna, du groupe Téléphone, de Coldplay, des Beatles, des Rolling Stones… Ecrire des livres est passionnant mais ce que je préfère encore, c’est écrire des chansons (il y en a quelques unes sur Youtube et Dailymotion pour les curieux). Et enfin, je suis rédacteur en chef du magazine (papier, pas le site), Comment ça marche.

J: Tu as donc écrit des ouvrages sur les jeux vidéo comme des guides officiels de soluce, la biographie de Michel Ancel chez nos amis de Pix’n Love ou encore La Saga des Jeux Vidéo toujours aux éditions Pix’n Love et qui est récemment ressortie dans sa cinquième édition. Tu es donc un grand fan de jeux vidéo ?

D: Oui et en fait, nous sommes à une drôle d’époque. Auparavant, quand j’étais plus jeune, il y avait toujours le livre qui avait marqué ton existence, le disque qui avait fait comme un déclic dans ta vie, ou le film… Maintenant, ce qui est extraordinaire c’est que l’on rencontre des gens dont l’existence a été marquée par un jeu vidéo particulier. J’ai notamment un pote qui a un look assez rebelle, et pourtant dès que tu évoques Super Mario, il fond… C’est son enfance qui ressurgit, quelque chose qui l’a marqué à vie. Cela prouve combien ce genre est entré dans la culture.

J: Dans cette cinquième édition, tu parle notamment de l’expansion des jeux iPhone via l’Apple Store de Apple. Selon toi, l’iPhone peut-être un gros concurrent face aux consoles portables comme la Nintendo DS/3DS, la PSP voir même la PlayStation Vita ?

D: Oui, je pense que nous assistons à plus ou moins long terme à la fin du concept de console portable. C’est juste une question pratique. Il y a 10 ans, la plupart d’entre nous avaient un lecteur MP3 et un téléphone portable dans la poche. J’ai toujours un lecteur MP3, mais la plupart du temps, j’oublie de l’emporter, alors que le téléphone mobile, nous l’avons toujours avec nous. Du coup, le mobile est devenu le lecteur MP3 par défaut. La même évolution devrait se produire avec les iPhone et les Android. En fait, ce qui est étonnant, c’est que Sony n’ait pas inclus la fonction téléphone dans la PS Vita

J: Une nouvelle édition de La Saga des Jeux Vidéo est prévu ? Il reste encore des anecdotes, histoires à expliquer ? Ou tu pense avoir plus ou moins fait le tour des choses pour l’instant ?

D: C’est un peu tôt pour le dire, nous avons la 5ème édition qui vient de sortir. Il faudrait que des mutations majeures interviennent dans le domaine. A première vue, dans un futur immédiat, je ne les vois pas. Mais nous sommes accoutumés à des surprises dans ce domaine. Je dois dire que, pour cette 5ème édition, j’ai découvert énormément de choses auxquelles je ne m’attendais pas : comment les apps sur l’iPhone se sont développées à l’origine à l’insu d’Apple (et malgré la résistance initiale d’Apple), le fait qu’un faux App Store était présent en Chine plus de 6 mois avant l’App Store officiel… Ou encore, comment Microsoft a pu créer la Kinect en moins de 2 ans, un défi qui paraissait invraisemblable au moment où le projet a été lancé…

J: Une idée sur un possible nouvel ouvrage toujours lié aux jeux vidéo ?

D: J’aimerais bien écrire une bio de Peter Molyneux, c’est quelqu’un que je respecte à de nombreux égards, non seulement pour ses idées de jeux (Theme Hospital, Black & White, The Movies…) mais aussi pour ses qualités humaines. C’est quelqu’un qui a un immense respect des autres et avant tout des joueurs. Et cette espèce de classe à l’anglaise qui fait qu’il regarde les choses d’un air modeste, détaché, comme s’il ne faisait que passer alors qu’en réalité, il est de la race des grands créatifs…

J: Je sais que tu aime beaucoup Final Fantasy IX, c’est marrant car c’est aussi pour moi un des Final Fantasy que j’apprécie beaucoup, mais donc pourquoi apprécie-tu celui-ci plus que un autre ? (voici un trailer ici)

D: C’est un jeu qui n’a pas obtenu toute l’attention qu’il aurait dû avoir car il est sorti en fin de la vie de la PS1. Or, les créateurs de cette version avaient réussi quelque chose que l’on n’a jamais retrouvé depuis, une atmosphère de type commedia dell’arte, de fête populaire à l’ancienne… J’ai rarement été autant bluffé par un jeu. D’ailleurs, lorsqu’un jeu vous donne à la fois du plaisir de jeu mais aussi cette sensation wow… quelle prousse de réalisation, il y a quelque chose d’immense qui se dégage. Il est rare que l’on ait les deux à la fois.

J: Le jeu vidéo, c’est un art pour toi ?

D: C’est une évidence. Il faut juste se placer dans le contexte. Les grands créateurs d’une époque ont rarement été reconnus de leur vivant. Cela a plutôt changé en bien mais il faut savoir que des artistes comme Schubert ou Modigliani n’ont pas eu de carrières majeure de leur vivant. Idem pour des gens que l’on considère aujourd’hui comme des légendes du jazz comme le pianiste Thelonious Monk. La tendance d’une époque c’est souvent le conservatisme. Et les conservateurs ratent tous les grands mouvements artistiques de leur époque, ils prennent le train en marche 10 ans, 20 ans, 100 ans plus tard, comme s’ils avaient besoin qu’on les autorise officiellement à se pâmer. Dès la toute première édition de la Saga des Jeux Vidéo en 1997, j’écrivais que si Leonard de Vinci, David Griffith ou Michel-Ange vivaient aujourd’hui, ils feraient du jeu vidéo. Je le crois vraiment. De tous temps, les artistes d’une époque ont exploré les nouveaux outils de leur époque. Ainsi, la guitare électrique avec ses effets a révélé Jimi Hendrix. Peut-être que s’il était né 20 ans plus tard, il aurait participé à écrire Doom

J: Actuellement tu passe tes heures de jeu sur quelle jeu ?

D: Depuis que je suis rédacteur en chef d’un magazine, je n’ai plus vraiment le temps de jouer. J’ai tout de même passé la période de Noël à savourer deux jeux : Rayman Origins (notre test est dispo ici), qui est fabuleux et aussi Assassin’s Creed: Revelation (notre test est dispo ici) que personnellement j’adore…

J: Aurais-tu une anecdote exclusive à raconter à nos lecteurs ?

D: Dans la 5ème édition de la Saga des Jeux Vidéo, il y a une anecdote amusante, c’est quand Nate True, le créateur du jeu Tap Tap est invité à rencontrer Will.i.am du groupe Black Eyed Peas, c’est Will.i.am qui est impressionné par Nate True et non l’inverse. D’ailleurs, Will.i.am confie :

Les développeurs de jeux sont les nouvelles rockstars !

Lors de l’une des rencontres, Nate True porte une montre qu’il a conçue et qui affiche des points de couleurs. Ce jour là, tout au long de leur discussion, l’attention de Will.I.am semble cristallisée par la création de True. À un moment, le chanteur de Black Eyed Peas interrompt la réunion:

- Mais d’où vient cette montre ? Où est-ce que tu l’as obtenue ?

- C’est moi qui l’ai faite…

- Je veux la même !

Lors de leur prochaine rencontre, Nate True apporte l’un de ses montres à Will.I.am qui s’empresse de la passer à son poignet. Peu après, dans un magazine, on va pouvoir voir Will.I.am qui porte la montre conçue par Nate True !

J: On approche bientôt de la date de sortie de la PlayStation Vita (22 février) en France mais malheureusement actuellement au Japon, les ventes ne sont pas au rendez-vous. Que pense tu de ça ?

D: J’en reviens à ce que je disais plus haut à propos des téléphones mobiles. Il y aussi un autre facteur et qui n’est pas négligeable : nous sommes de plus en plus habitués à jouer sur de grands écrans. Or, de plus de plus de gens commencent à avoir des tablettes qu’ils emportent communément avec eux. Et il est bien plus agréable de jouer sur un écran de la taille d’un iPad que sur les petits écrans des consoles portatives.

J: L’interview touche donc déjà à sa fin, un mot pour conclure ?

D: Il y a une chose que je n’arrive vraiment pas à comprendre et qui me sidère année après année. La plupart des joueurs que je connais sont des gens extrêmement agréables à fréquenter dans la vie. Je ne sais pas pourquoi et mieux, je ne comprends pas pourquoi. J’ai notamment connu des joueurs extrêmes, du genre qui ne décrochait pas de World of Warcraft durant près d’une année. Et dans la vie, ce sont des personnes très sympathiques. Je ne trouve aucune explication logique à cela mais c’est tout de même intéressant, non ?

Voila donc la fin de cette interview, un grand merci à Daniel pour sa sympathie et surtout pour cette interview qui s’avère pour moi être extrêmement enrichissante et donc pour vous aussi, je l’espère.

Comment conclure cette fin d’article interview ? Avec des vidéos des chansons de Daniel Ichbiah !


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Un commentaire

  1. rémy 1 février 2012 à 22 h 40 min - Reply

    intéressant comme paroles mais finalement assez banales, plutôt classique comme propos. Le reproche ne peut être fait à l’interviewer mais au consensus du milieu et de ses artisans qui véhiculent le même esprit finalement. Peut être aussi que l’univers du jeu vidéo est dans une forme de ronronnement entre deux phases, possible, à suivre

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